Workshop à bord : politiques, industriels et ONG enfin réunis

 

Le 1er juin, le navire Race for Water a hébergé son premier workshop sur la thématique de la gestion des déchets plastiques. Entre explications de la vision de la Fondation et solutions, le navire a été lieu de rencontre entre ONG, industriels et politiques locales.

« Cette réunion à bord du Race for Water a été une magnifique réussite, réunissant Sylvan Richards, le Ministre de l’environnement aux Bermudes, des industriels, des ingénieurs et des ONG locales. Ce résultat nous encourage vivement à en organiser d’autres ! », s’exprime Marco Simeoni, Président de la Fondation Race for Water. Une des missions de la Fondation est d’ouvrir le dialogue entre différents acteurs au sujet de la pollution plastique afin d’inciter un mouvement, d’engager des actions conjointes et de trouver des solutions.

Marco Simeoni, Président de la Fondation ouvre cette matinée de workshop avec Serge Pittet, Directeur général.

 

UN TON D’URGENCE

A peine la réunion entamée que Sylvan Richards, Ministre de l’environnement des Bermudes, pose les jalons de l’urgence d’agir.  « Le plastique est partout. Sur une île comme la nôtre, fière de sa beauté naturelle et de son histoire, le plastique est devenu une menace réelle : pour les écosystèmes marins, en termes d’économie mais aussi en contaminant la chaîne alimentaire et donc la santé humaine », déclare le Ministre. Et d’ajouter : « Oui la pollution plastique a été reconnue comme une menace mondiale, mais je suis convaincu que la solution doit être locale. »

« Nous espérons pouvoir continuer une relation durable avec la Fondation Race for Water. Et de notre côté, nous continuons d’élaborer des politiques efficaces pour lutter contre les plastiques qui remplissent nos océans », s’exprime Sylvan Richards.

 

ONG, industriels et ingénieurs témoignent alors des multiples actions en cours. Anne Hyde, Présidente de l’ONG Keep Bermuda Beautiful, explique : « Nous avons créé un groupe de travail sur les débris maritimes avec diverses organisations de l’île. Notre but est de sensibiliser l’opinion publique à l’impact des débris marins sur les océans, d’évaluer la quantité de débris marins échoués sur le littoral et de développer des initiatives pour réduire nos émissions de déchets ». S’ajoute à la discussion la vision de Geoff Smith, ingénieur en environnement au Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles des Bermudes, qui témoigne du rôle majeur des politiques environnementales locales et des réglementations. Nasir Wade, ingénieur de projet de Tynes Bay Waste to Energy Facility, il présente un aperçu historique de la gestion des déchets aux Bermudes et les choix stratégiques faits pour fournir des solutions à ce problème croissant.

De haut en bas : Anne Hyde, Geoff Smith et Nasir Wade s’expriment lors du workshop

 

UN BESOIN DE SOLUTIONS

La vision de la Fondation est d’empêcher les déchets plastiques d’atteindre les océans en incitant leur ramassage. « Nous travaillons actuellement sur une technologie appelée Biogreen® avec notre partenaire ETIA. Elle nous permettra de transformer les déchets plastiques en ressources énergétiques ce qui aura un impact économique, environnemental et social », explique Marco Simeoni. S’en suivent multiples interrogations écologiques, sociales et environnementales auxquelles les membres de la Fondation ainsi qu’Olivier Lepez, Directeur d’ETIA, se font une joie de répondre. « Aujourd’hui la technologie que nous présentons montre que des solutions existent et qu’elles permettent de commencer relativement rapidement à traiter le problème et fait encore plus de sens dans des territoires isolés tels que les îles », ajoute Camille Rollin, spécialiste du projet Plastic Wast-To-Energy à la Fondation Race for Water. « Mais ce sont aussi des actions conjointes et simultanées d’éducation à la gestion des déchets, au recyclage et au ramassage que nous aiderons à résoudre cette problématique des déchets plastiques ». Du 8 au 13 juin, le navire accueillera des scolaires et autres visiteurs afin de sensibiliser tous les publics.