Ralliement vers l’île de Pâques

Macrodéchets en vue et microplastiques dans les filets manta ! Le navire Race for Water poursuit sa route jusqu’à l’île de Pâques.

Un changement de courant à soudain fait apparaître des déchets en surface. En seulement 20 minutes la quantité de microparticules de plastiques récoltés par Diego Alonso Valverde Labarca, scientifique chilien de l’Université Catholique du Nord (UCN) en mission à bord pour cette navigation, est impressionnante.

Nous sommes pourtant à plusieurs milliers de kilomètres des côtes d’Amérique du Sud mais également en bordure du gyre Pacifique Sud où les courants créent des tourbillons géants qui capturent et accumulent les déchets restés en surface. Certains sont encore gros mais la plupart se sont déjà fragmentés en microparticules.

  

L’île de Pâques est une des grandes victimes de ce gyre puisque chaque année plusieurs dizaines de tonnes de plastiques se déversent sur les côtes de cette île mythique dont la superficie ne dépasse pas les 164km2. Elle doit aussi trouver des moyens pour gérer ses propres déchets générés par 7000 habitants mais également par la visite de plus de 120 000 touristes par an.

En 2015, la première Odyssée Race for Water faisait escale sur l’île et avait pu analyser les plages avec plusieurs figures emblématiques des Rapa Nui comme Mama Piru qui se bat depuis plus de 30 ans pour limiter les déchets mis en décharge ou brulés à ciel ouvert. Une partie des déchets recyclables sont ainsi collectés et stockés en attendant de leur trouver une seconde vie.

Le retour de Race for Water sur l’île a cette fois pour but d’aider à l’implémentation de solutions locales. De nombreux déchets comme le plastique ont un pouvoir calorifique important. Alors pourquoi ne pas les utiliser pour produire de l’électricité ?
Cela permettrait de remplacer des milliers de litres de diesel que l’île doit importer chaque année pour produire son énergie, par des déchets qui s’accumulent chaque jour dans la décharge à ciel ouvert. Ne serait-ce pas la réponse à deux problèmes majeurs ?

Ces enjeux vont être discutés en profondeurs durant les dix jours prévus sur Rapa Nui.

#R4W #Learn #Share #Act #plasticwastetoenergysolutions#hightemperaturepyrolisis #oceanpreservation #plasticfreeocean