Race for Water en mode optimisation: on vous dit tout sur l’hydrogène !

 

Depuis deux semaines, le navire Race for Water bénéficie de son lot de câblages, de vérifications diverses et de manutention de la centrale hydrogène. Que cela soit de la révision des systèmes de stockage à la peinture des coques, tout est pensé en termes d’augmentation de l’indépendance énergétique ! Une clé indispensable afin de réussir la traversée du Pacifique en sécurité dès février 2018…

À couvert, les équipes travaillent sur la pile à hydrogène

Après une traversée de l’Atlantique, des navigations entre les cyclones et quelques 6 escales, il était temps de faire place aux travaux d’amélioration et de révision de Race for Water ! Actuellement à bord avec les techniciens de Race for Water : les équipes de Swiss Hydrogen et Barrilec, société travaillant sur l’électrotechnique des navires de guerre à Lorient. « À bord, ils s’occupent des raccordements électroniques et de la manutention du système hydrogène. Ces deux sociétés sont composées de personnes très efficaces ayant énormément de compétences de pointe », commente Jean-Marc Normant, directeur technique des opérations. Jusqu’alors, le système hydrogène était toujours en phase de test, sans être raccordé au navire pour cause de certifications manquantes. « Le raccordement des systèmes va nous permettre de les tester in situ afin d’attester de leurs performances. », explique Jean-Marc Normant. Prochaine étape ? Les tests des électrolyseurs prévus cette semaine.

 

L ‘ H Y D R O G È N E

Un structure métallique a été montée afin de faciliter les travaux

Grâce à la centrale à hydrogène, les équipes navigantes utiliseront le surplus de production électrique solaire pour purifier de l’eau de mer (H2O) avant de l’électrolyser afin de séparer l’oxygène de l’hydrogène. Ce dernier sera ensuite stocké sous pression dans des bombonnes afin d’être converti, à la demande, en électricité grâce à une pile à combustible. Une électricité alimentant les mêmes moteurs que les panneaux solaires. « Ces travaux sont d’une technicité impressionnante ! Une sorte de pont roulant a été installé au-dessus du navire et permet aux équipes d’ouvrir et d’accéder aisément à la pile à hydrogène. », dit le directeur technique. En décembre, le bateau sera déplacé vers un dock flottant permettant aux équipes de sortir le Race for Water de l’eau et d’ainsi nettoyer et repeindre les coques.

 

Les équipes de Race for Water, Swiss Hydrogen et Barrilec travaillent conjointement

En naviguant dans les eaux tropicales, des anatifes et des algues se collent très rapidement sur la coque. Une trainée ayant pour conséquence que le navire consomme 20% d’énergie supplémentaire pour atteindre la même vitesse. « L’entretien des coques est une étape non-négligeable pour une plus grande indépendance énergétique », dit Jean-Marc Normant. Un programme qui se déroule sans encombre, et le directeur technique de conclure : « So far, so good ! » Quant à l’aile de kite, un logiciel de pilotage automatique afin d’augmenter l’autonomie et de faciliter les phases de décollage et d’atterrissage sera prochainement mis en service… Pour en savoir plus, rendez-vous en janvier !

 

 

 

Les équipes de Race for Water, Swiss Hydrogen et Barrilec travaillent conjointement