Quand on vous dit qu’il y a urgence…

 

Second capitaine en rotation avec Anne-Laure, je suis en ce moment à  Paris. Je devrais être au-dessus de l’Atlantique, vers la Guadeloupe. Le vol est bien sûr reporté le temps de laisser passer Maria et sa folie destructrice. Ce qui me laisse un temps de réflexion sur notre planète et notre mission.

Trois ouragans destructeurs : Harvey, Irma et désormais Maria, et la saison n’est pas finie… Cette année est particulièrement chargée en activité cyclonique sur la façade atlantique et une tempête se profile également côté pacifique vers le Mexique. Les cyclones en question ont encore réussi à  faire tomber des records en termes de forces de vents, de mer soulevée, de précipitations et corollaire évident, de dégâts infligés.

Et cette triste moisson de records est la même sur toute la planète, les phénomènes météorologiques dangereux augmentent en fréquence et en force de manière globale et inquiétante. Certains doutent encore sur le changement climatique, comment est-ce possible ?

Notre planète est si belle, il me semble tellement évident qu’il faut la protéger, qu’il faut agir… Evidemment que peut faire ma petite personne, un petit être humain, face à 3 cyclones, face au dérèglement climatique ?

Il est facile de se laisser submerger, dépasser. Mais ce n’est pas mon cas. Je veux me battre, je veux participer, je veux faire ma part. Je ne sais pas encore dans quel état la Guadeloupe sera à notre arrivée, mais je suis sûre que nous allons agir. Aider les locaux de tout notre possible si besoin et bien sûr présenter notre mission.

Diffuser notre message d’espoir, partager les solutions de transition énergétique que nous testons jours après jours sur le bateau, ces énergies renouvelables qui nous permettent d’avancer tranquillement mais sûrement, qui nous permettent de déplacer la formidable plate-forme d’accueil et d’échange qu’est le navire Race For Water.

Montrer que c’est possible, qu’il faut y croire, que des solutions existent, et bien sûr, mais est-ce nécessaire de le rappeler, qu’il y a urgence… J’espère que la Guadeloupe sera en état d’écouter notre message, et si ce n’est pas le cas, j’espère que ceux qui ne sont pas touchés par ces désastres climatiques le feront.

Annabelle