Pit stop à Sala y Gomez, l’île aux oiseaux…

… une toute petite île volcanique de 700m de long par 350m de large, qui se situe à environ 200 miles nautiques à l’est de l’île de Pâques. Objectifs de la journée : récolter des déchets plastiques et observer les nids des oiseaux.

Anne Le Chantoux a activement participé à cette journée de fouilles en plein air :
« Tout d’abord, nous sommes allés faire du repérage, car il n’y a pas d’accès facile. Martin et moi avons pris l’annexe afin d’essayer de trouver un moyen sûr pour débarquer. Il y a beaucoup de haut fond tout autour de l’île, ce qui crée des vagues qui viennent se casser sur l’île… dangereux !

Une fois trouvé l’endroit ad hoc, il a fallu débarquer, sans tomber à l’eau car il y a du corail, des oursins et même des requins. Nous avons pris un standup-paddle avec nous afin de faire la navette entre l’annexe et la terre, car trop dangereux de s’approcher directement avec l’annexe. Chacun notre tour, Margaux, Diego et moi sommes allés en paddle avec Martin qui assurait à la pagaie, pour accéder à Sala Y Gomez !

Quelle île !! Nous avions à peine posé le pied à terre que les frégates, pétrels, pailles en queue ou même les fous, nous survolaient déjà, curieux de savoir qui nous étions et ce que nous allions faire. Pas très peureux.

 

Nous avions pour objectif d’aider Diego, notre scientifique chilien, à récolter le maximum de déchets sur l’île ayant des organismes vivants habitants les déchets, ou quelconques types d’écritures qui pourraient lui permettre de savoir d’où proviennent ces déchets.

Pendant ce temps-là, Diego a pu aller observer les nids des différentes espèces. Les frégates ont une tendance à utiliser des bouts de filets de pêches pour faire leur nid. Tous les nids se situent au niveau de la terre, alors il faut faire très attention en se déplaçant de ne pas écraser d’oeufs.

Nous avons trouvé des déchets provenant d’Australie, de Nouvelle Zélande, Shanghai.

Diego nous avait également demandé de lui ramener les cadavres d’oiseaux que l’on croiserait, afin d’analyser leurs estomacs.

Après 4h30 passé sur l’île, sommes rentrés avec 4 sacs poubelles remplis de déchets désirés, ainsi que des oiseaux morts et quelques nids.

Journée bien productive, qui nous change de notre travail à bord. »

Désormais, Race for Water fait route vers l’île de Pâques qu’il devrait atteindre demain vendredi en fin de journée.

Copyright photos : Margaux Chalas