Peter Meiwald – un parlementaire allemand à Lorient

Peter Meiwald (polo rouge), Teaki Dupont, Marco Simeoni, et Alan Roura

Peter Meiwald est un parlementaire allemand, membre de la Commission de l’Environnement à la Bundestag. Pour le départ de l’Odyssée Race for Water, il est venu à Lorient. Quelles sont ses impressions ?

L’avenir est maintenant 

Quelle image impressionnante ! Un vaisseau spatial, un navire ? Ce que j’ai pu voir le week-end dernier à l’ancienne sous-base de Lorient en France est quelque chose de vraiment incroyable. Un navire futuriste, dépourvu de combustibles fossiles, propulsé uniquement par la puissance du soleil et du vent. Un pont rempli de cellules photovoltaïques, un cerf-volant pour capter le vent et un support de stockage d’énergie avec l’hydrogène. L’expédition qui témoigne d’un futur propre. Enfin !

Il est aisé de se rendre compte de la catastrophe écologique causée par des flottes de navires, extrêmement polluantes, aggravant l’effet de serre et important la santé de nos océans. Des personnes courageuses (basées dans ce pays enclavé qu’est la Suisse!) ont commencé à vivre leur rêve d’une navigation propre. Avec leur navire, ils montrent qu’une telle navigation est possible, lorsque les ingénieurs croisent les marins et que les nations s’entraident. Sous l’impulsion de Marco Simeoni, président de la Fondation Race for Water, une équipe internationale d’ingénieurs, de communicants, de marins venant de France, de Suisse et d’Allemagne, à fait éclore ce projet merveilleux pour protéger nos océans.

Alan Roura salue Peter Meiwald sur le pont du Race for Water

De manière très spéciale, ils lient deux questions sur lesquelles je réfléchi en tant que politicien depuis de nombreuses années. Travaillant pour notre avenir énergétique (en allemand, nous l’appelons «Energiewende») et en luttant contre la pollution plastique de nos océans (environ 8 millions de tonnes chaque année). Avec son navire, la Fondation  donne en plus aux chercheurs de nombreux pays une base de recherche dans les mers du monde tout en créant des événements de sensibilisation lors des escales. Et cela avec une équipe extrêmement enthousiaste qui brûle d’idées.

LA COMBINAISON D’ÉNERGIES PROPRES

Mais alors quelle est la nouveauté ? Une combinaison intelligente de l’énergie solaire, d’un kite de traction (Skysails) et un système de stockage d’hydrogène (SwissHydrogen). En parcourant les océans du monde durant cinq ans d’expédition, grâce à ce mixte énergétique, ce navire favorisera l’idée qu’un navigation sans émissions est possible en vertu de la législation internationale ou des négociations.

De plus, la Fondation aborde le problème des plastiques du côté de la terre, avant qu’ils n’atteignent les océans. Avec leur partenaire ETIA, ils élaborent une machine capable de transformer les déchets plastiques en ressources énergétiques avec la vision d’un système décentralisé. Cette dernière s’intègre parfaitement avec l’idée de mettre en place une convention internationale sur le plastique, ce que nous venons de commencer à discuter sous le parapluie de adelphi et de la Fondation Heinrich-Boell à Berlin.

Mettons nos forces ensemble ! La Fondation Race-for-Water, les ingénieurs, les marins, les chercheurs et les politiciens comme la belle Teaki Dupont (candidate aux législatives Françaises) ou encore le maire de Lorient, M. Norbert Metairie, qui nous a donné des mots très clairs sur notre responsabilité commune pour la protection de notre environnement lors de la conférence de presse le 9 octobre passé.

 

Peter Meiwald discute avec Alexandre Closset de Swiss Hydrogen

 

J’ai été très heureux d’avoir eu l’opportunité de participer à ce magnifique événement et d’avoir pu accompagner le navire Race for Water pour les premières milles vers son expédition à travers le monde, sans émettre de fumée noire de la cheminée des bateaux. Un navire qui a le vent en poupe !

La foule était au départ pour saluer l’équipage du Race for Water.