Nouveau départ, nouvel équipage.

De gauche à droite : Margaux, Lucas, Jean-Marc, Basile, Camille (équipe ACT), Anne-Laure et Anne avec Dante du Yacht Club de Peruano,
juste avant le départ vers le Chili
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Le catamaran Race for Water a levé l’ancre dans la nuit de samedi à dimanche 20 mai, vers minuit (Swiss Time) quittant le Pérou après deux mois d’escale. A bord, 6 marins ; devant eux, 1300 milles et la ville de Valparaiso qui se profilera d’ici une quinzaine de jours.

Côté bateau et équipage :

Jean-Marc, vous cumulez donc les casquettes de Directeur Technique et de Capitaine du navire, dernière fonction que vous occupez en alternance avec Pascal Morizot. Tous les postes du bord fonctionnent-ils en binôme ? Si oui, quelle en est la raison ?

Jean-Marc Normant : « En effet chacun des membres d’équipage a un binôme. Nous avons fait ce choix afin d’assurer une rotation régulière et assurer ainsi d’une part la possibilité de remplacer un membre de l’équipage si besoin et d’autre part les périodes de navigations sont pour certaines assez longues. Etant donné la durée de notre Odyssée, il faut permettre une mise au vert après de nombreux jours bleus océans. »

Quel est votre équipage sur le ralliement entre le Pérou et le Chili ?

JMN : « A bord pour ce départ de Lima vers Vaparaiso, nous aurons, honneur aux Dames :
Anne-Laure Le Duff en tant que second capitaine. Déjà quelques milles à bord du Race for Water, Anne-Laure le connait bien maintenant et assure parfaitement son rôle.
Anne Le Chantoux, qui nous rejoint après quelques congés bien mérités en plus d’être un marin fort efficace et polyvalent, Anne est notre interprète officielle ; l’espagnol n’a pas de secret pour elle, de même que l’anglais !
Margaux Chalas qui est à bord pour la première fois. Elle occupera le poste d’intendante. Sur les quelques jours de mer qui nous attendent, nous allons pouvoir faire mieux connaissance.
Puis côté masculin :
Lucas Rabiet, il ne fait pas partie de l’équipage mais c’est tout comme ; il est le spécialiste incontournable de l’hydrogène.
Basile Prime, notre ingénieur. Toujours très occupé, il assure la maintenance de tous nos systèmes embarqués et dieu sait qu’il y en a beaucoup à bord de ce bateau si particulier ».

Immersion, impressions :

Margaux Chalas est nouvelle à bord et assure le rôle d’intendante. Arrivée peu de jour avant le départ, Margaux s’est d’ores et déjà fondue dans le groupe.
Impressions : « Un nouvel océan. Un nouveau pays. Un nouveau bateau. Une nouvelle équipe. Un nouveau poste. L’organisation est bien rodée, chacun connaît son rôle et la partition sonne juste. Les équipes à terre ont fait un travail énorme de préparation et ça se sent. Le fait d’arriver avec un équipage présent sur place depuis quelques semaines, ça permet de prendre ses marques plus facilement ! Je n’ai pas découvert 1/10ème de toutes les cales, cachettes et rangements à bord de Race for Water, voilà une de mes prochaines missions personnelles ! La liste de travail est sans fin, c’est la douce joie de la vie à bord, on ne s’ennuie jamais sur un bateau, toujours un truc à faire ! On commence à se projeter pour la Transpac (ndlr Trans Pacifique), grosse étape logistique. Heureusement, il y aura eu l’entraînement sur ces 15 jours de navigation vers le Chili ; ce qui va me permettre d’avoir le recul nécessaire pour bien préparer les mois à venir. En tout cas, je suis ravie d’y être enfin ; ça fait quelques mois que je trépigne d’impatience à l’idée de commencer, j’étais coincée sur les bancs de l’école cet hiver à rêver de climats plus cléments ! » 

Côté mer et navigation :

Le bateau de la Fondation devra infléchir un peu se trajectoire. En effet, une route directe serait certes plus courte mais l’entrainerait sous une couverture nuageuse importante visible sur les fichiers météos ; qui plus est le vent de face sur la zone côtière sera plus faible qu’au large. Une autre composante dans ce secteur est le courant du Humbolt, c’est un courant océanique de surface, orienté du sud vers le nord qui sera également défavorable et plus sensible à la côte qu’au large.

Jean-Marc Normant : « Notre trajectoire sera donc le résultat d’un équilibre entre les nuages, le vent et le courant d’un côté et le soleil et les performances du bateau de l’autre. »

Race for Water et son équipage sont attendus début juin dans le port militaire de Valparaiso.