« Pour cette nouvelle Odyssée, nous naviguons avec un navire propre uniquement propulsé grâce au mix énergétique : en termes de sources d’énergie nous couplons le solaire et l’éolien et en termes de stockage les batteries et l’hydrogène, explique Marco Simeoni, président de la Fondation. Il est essentiel de démontrer qu’une navigation propre pour des grands navires est possible et que la transition énergétique est une réalité ».

 

L E S   S O U R C E S   D ‘ É N E R G I E   À   B O R D 

Le solaire

Race for Water dispose de 500 m2 de panneaux solaires de la marque Sunpower, soit 38000 cellules photovoltaïques. Disposé sur le pont supérieur du catamaran et sur les deux ailes amovibles, cette installation photovoltaïque d’une puissance de 93kW en conditions standards, permet d’alimenter le moteur pour une vitesse moyenne de l’ordre de 5 nœuds.

Le kite

La société Skysails Yacht développe un kite de traction dernière génération de 40 m2 de surface qui se déploie à une hauteur de 150 m, l’équivalent de 500 m2 de voilure sur la mer ou 200 kW de propulsion. Il s’agit d’une solution innovante et performante, gérée automatiquement qui permettra de doubler la vitesse du navire dans certaines conditions et de gagner une large autonomie.

 

D E U X   M O Y E N S   D E   S T O C K A G E   D ‘ E N E R G I E

L’hydrogène et les batteries

Race for Water et la société Swiss Hydrogen SA intègrent à bord une unité de production d’hydrogène, produite à partir de l’eau de mer. Elle contient: 25 bouteilles d’hydrogène à 350 bar permettant de stocker environ 200 kg d’hydrogène qui sera converti en plus de 2 600 kWh d’électricité, soit 4 fois le stockage électrique contenu dans les batteries (745 kWh). L’hydrogène permet de gagner 6 jours d’autonomie à une vitesse de 5 nœuds.

 

 

U N   N A V I R E   P O U R   U N   F U T U R   P R O P R E

Obtenir de l’énergie grâce aux panneaux solaires est une technologie qui a fait ses preuves. Pourtant des limites persistent en matière de batteries. Les modèles actuels ne sont pas en mesure de stocker l’énergie plusieurs semaines sans déperdition. De plus, elles sont volumineuses et lourdes, avec une durée de vie limitée à environ 5 ans.

Aux mains de la Fondation, le bateau est repensé afin d’utiliser un couplage de différentes énergies propres et démontre ainsi que la transition énergétique est possible. Tout en gardant les panneaux solaires, la Fondation Race for Water et son partenaire SwissHydrogen ajoutent une nouvelle source d’énergie à bord, l’hydrogène. Obtenu à partir de l’eau de mer, l’hydrogène est stocké sous pression dans des bouteilles. Grâce à une pile à combustible, il est ensuite converti en électricité, un processus qui ne rejette que de l’eau douce.

Avec la volonté d’aller toujours plus loin dans le couplage d’énergies propres, les ingénieurs et techniciens de Race for Water équipent le navire d’une voile de kite développée avec l’entreprise Skysails. Lorsque le vent le permet, le kite tracte le navire, soulageant à son tour le solaire et ainsi permettant de créer de l’hydrogène avec le surplus d’énergie électrique.

 

D E S   T E C H N O L O G I E S   C O M M E R C I A L E S

La Fondation a fait le choix d’utiliser uniquement des technologies commerciales afin que ce modèle puisse être reproduit le plus rapidement possible afin d’accélérer la transition énergétique.

« Je suis heureux de pouvoir témoigner d’un autre projet suisse qui symbolise de manière concrète la transition énergétique. La propulsion du navire Race for Water, basée sur le mix d’énergie solaire, d’hydrogène et d’un kite à traction, fera exemple dans l’histoire de notre futur propre. Cette solution proposée par Race for Water est à la pointe de l’innovation, mais reste accessible à tous car ils ont fait le choix de la baser sur des technologies commerciales. »

Bertrand Piccard, initiateur du projet Solar Impulse

 

F O N C T I O N N E M E N T   D E   L ‘ H Y D R O G È N E  

E T   D E   L A   P I L E   À   C O M B U S T I B L E

De l’eau de mer est pompée, désalinisée et stockée à bord. Cette eau douce est alors puri ée avant d’être électrolysée grâce au surplus d’énergie photovoltaïque disponible. L’électrolyseur produit l’hydrogène à 50 bar, qui est ensuite séché, compressé à 350 bar puis stocké dans des cylindres spécialement dédiés. Près de 200 kg d’hydrogène pourront ainsi être stockés. Selon les besoins, l’hydrogène sera reconverti en électricité à travers les deux piles à combustible de 30 kW chacune. Celles-ci maintiennent le niveau de charge des batteries ou alimentent directement le moteur électrique (hélices).

« En tant que spécialiste des technologies liées à l’hydrogène, Swiss Hydrogen est fière de mettre ses compétences et son expérience au service de la préservation des océans. Au-delà de la fourniture de notre technologie, nous sommes passionnément engagés pour la cause défendue par Race for Water. Notre solution d’hydrogène conçue pour le navire Race for Water vise à démontrer à la communauté maritime qu’une propulsion à énergie propre est aujourd’hui une alternative possible. La technologie de l’hydrogène est maintenant mûre, fiable et durable, sur terre comme sur mer. »

Alexandre Closset, président de Swiss Hydrogen SA

 

L A   S C I E N C E 

Totalement réaménagé afin de pouvoir accueillir des équipes internationales de scientifiques en mer, les chercheurs étudieront les océans en ayant aucun impact sur l’environnement marin. Afin de pouvoir mener des recherches de bonne qualité, le navire est composé de 90m2 d’espace modulable, d’un laboratoire humide et d’un laboratoire sec indépendant avec congélateur pour les prélèvements. Il dispose aussi d’équipements de plongée et des systèmes de navigation de pointe.

Nom du navire : Race for Water     Pavillon : Suisse     Propriétaire : Fondation Race for Water

Longueur : 35 m     Largeur : 23 m     Capacité d’accueil : 70 personnes à quai – 20 personnes en mer

L E S   A T O U T S   D U   N A V I R E   R A C E   F O R   W A T E R

  • Propulsion silencieuse, intérêt pour l’observation de la faune marine
  • Déplacement à faible vitesse, adapté pour la prise de mesures
  • Absence de parasitage lors des prélèvements en termes d’émanations de carburant, ou de bruit
  • Double accès direct à la mer depuis le pont arrière du bateau : accès facile pour l’échantillonnage