L’apprentissage du kite avec Edouard Kessi ! VIDEO

 

Edouard Kessi est un navigateur de renom qui a récemment amené Mike Horn dans le Grand Sud pour sa traversée de l’Antarctique. Il s’est fait prendre par les glaces, a passé les quarantièmes rugissants, a navigué dans les mers australes.  Face à lui, les questions se bousculent. Il sourit, acquiesce, mais son esprit est concentré sur la voile de kite du navire Race for Water. À bord lors de la première navigation alliant Lorient à Madère, il relate son expérience.

« Ce navire est une superbe plateforme technologique en mesure de traverser les océans afin de transmettre une ambiance et un message ! » dit Edouard Kessi, tout juste arrivé à terre. Les cinq premiers jours de traversée ont permis à l’équipe d’ingénieurs de SkySails et aux marins de finaliser les réglages de la voile de kite, de tester les systèmes et gérer le contrôle du vol de ce dernier.

 

LE MIX ÉNERGÉTIQUE KITE – SOLAIRE : UNE RÉUSSITE

« Mercredi, le kite a volé 14 heures et nous avons maitrisé un atterrissage de nuit ! Se réjouit le marin. La voile a tracté le navire avec une vitesse moyenne de 5 nœuds sans l’aide des moteurs, ce qui a permis aux panneaux solaires de faire le plein d’énergie dans les batteries. » Une voile de kite qui se déploie à 150 mètres d’altitude afin de toucher des vents forts et stables. « La clé de la technologie du kite utilisée à bord est qu’il se déplace en faisant le grand huit dans le ciel, un mouvement dynamique qui crée une force de traction capable de déplacer un navire de plus de 100 tonnes ». En fonction de la force des vents, plusieurs ailes de kite peuvent être utilisées. À bord cinq modèles ont été embarqués.

 

Vidéo de Peter Charaf

 

Durant cette navigation, l’équipage a finalisé la plupart des points importants qui permettrons aux futures traversées de se faire en toute sécurité. Un lourd travail qui a été réalisé en parallèle de la navigation presque jour et nuit. « Grâce à l’énergie de toute l’équipe navigante de Race for Water et de celle de Skysails, nous avons atteint les buts annoncés au niveau du kite. Mais la technologie de traction de yacht avec des kites est encore à découvrir et chaque vol amène de nouvelles données et expériences, c’est très motivant ! » Et de relever l’incroyable esprit d’équipe stimulé par Jean-Marc Normant au sein du navire.

Une première navigation qui a prouvé que l’association de deux énergies, celles du vent et du soleil, permettent à un navire de 100 tonnes d’effectuer un tour du monde en toute indépendance et en toute sécurité !