Escale péruvienne à Lima

Parti de Panama City le 28 février dernier, le catamaran Race For Water est désormais au mouillage devant le Yacht Club Peruano de la Punta à Callao, au Pérou, pour une escale qui va durer près de deux mois. La première partie de ce stop-over (du 16 au 30 mars) est dédiée au programme global de la Fondation : Learn (sciences), Share (visites et exposition du bord) et Act (workshop et présentation des solutions).Une seconde partie, jusqu’au 20 mai, concrétisera des discussions initiées il y a près de deux ans, avec des industriels, des politiques et des entrepreneurs afin d’implémenter « la machine développée avec notre partenaire ETIA », qui permet de transformer les déchets plastiques en énergie ; et ainsi, prendre part à une avancée concrète et vertueuse au niveau local dans le traitement des déchets plastiques afin que les océans et les différents cours d’eau soient protégés.


Fondation Race for Water : LEARN, SHARE, ACT au programme !

Cette escale est la promesse d’un programme dense, élaboré en collaboration avec L+1, un réseau d’entrepreneurs engagés dans le développement durable au Pérou.

D’ores et déjà, a été accueillie à bord du catamaran Race For Water, une commission interministérielle qui coordonne l’implantation de projets écoresponsables pour la protection des zones côtières. En effet, Lima, la capitale du Pérou, est une métropole bouillonnante comptant parmi les plus grandes d’Amérique du Sud. Avec près de 11 millions d’habitants, la ville génère 40% des déchets du pays, plus que ce qu’elle peut traiter. Moins de 5% des Municipalités comptent avec une stratégie de récupération des déchets. Pour la majorité, la gestion des résidus solides n’est pas prioritaire, ce qui a pour conséquence que leurs déchets finissent dans les botaderos (décharges à ciel ouvert), au bord des rivières ou dans la mer.

Marco SIMEONI, président de la Fondation Race For Water : « C’était très intéressant de pouvoir assister à une réunion de cette ampleur sous l’égide de la ministre de l’environnement avec plusieurs ministères qui se coordonnent sur des projets en faveur de l’environnement et de la préservation des zones maritimes. Le thème des micro-plastiques étaient au cœur des débats. Les mots de collaboration, d’anticipation sont souvent revenus dans les discours afin de favoriser une mise en place rapide et efficace de nouveaux projets. C’est très encourageant ! Nous allons maintenant avancer sur l’implémentation de solutions de transformation des déchets plastiques en énergie. En donnant de la valeur à ces déchets, nous incitons à leur collecte, et réduisons ainsi la quantité qui se retrouve dans l’environnement. Cette solution permet également de créer des emplois dans des zones souvent défavorisés ; le déchet plastique devient alors une ressource permettant de produire localement de l’énergie. »


Gunter Pauli (The Bleu Economy), Markus-Alexander Antonietti ( Swiss Ambassador), Marco Simeoni et Juan Alberto Wu ( L+1 Président)

Collaboration avec la Fondation ZERI du professeur Gunter PAULI

Dans la poursuite de la concrétisation de nos actions, nous avons également entamé début 2018, une collaboration au niveau international avec la Fondation ZERI du professeur Gunter Pauli, père de l’Economie Bleue.

Marco Simeoni : « Avec sa Fondation, Gunter Pauli souhaite rendre autonome au niveau énergétique l’emblématique île de Pâques. La Fondation Race For Water rejoint ce projet et apporte sa contribution sur la partie valorisation des déchets. Nous sommes très heureux de cette collaboration que nous espérons inspirante pour que d’autres projets similaires sur des iles éloignées voient le jour. »

Fort de cette collaboration, La Fondation ZERi a organisé aux côtés de Race For Water, un événement unique regroupant près de 60 Business Angels de la LATAM avec un objectif ambitieux : appréhender, bâtir et financer une solution concrète de mix énergétique pour l’île de Pâques, à l’image de l’autonomie énergétique portée par le navire Race For Water, en s’affranchissant définitivement des énergies fossiles. Un modèle innovant qui pourrait ensuite être largement dupliqué sur de nombreuses îles.

Gunter Pauli : « Marco Simeoni est un homme avec lequel je partage la même culture de l’action et de solutions concrètes en intégrant la priorité environnementale. Le bateau, Race For Water, est très symbolique. Ce n’est pas un simple outil technologique propulsé par un mix énergétique.  Ce catamaran permet de faire passer un message fort. Nous pouvons y réunir présidents, chefs d’entreprises, élus etc… Ces derniers sont imprégnés durant quelques heures de ces technologies et peuvent ainsi imaginer qu’en les développant et les appliquant sur le terrain, on va changer le monde. »

Nos prochains grands rendez-vous dans les prochains jours au Pérou :
20, 21, 22 puis 27 et 28 mars :  Visite de scolaires à bord de Race For Water (près de 400 enfants attendus)
Mercredi 21 mars : Workshop de la Fondation « Plastic Waste to Energy » au Club des Regatas de Lima
Vendredi 23 mars : Conférence R4W à l’université UTEC et visites du navire par les étudiants
Samedi 24 mars : Beach Clean Up, en collaboration avec WWF et le club de Regatas Lima Chorillos – Barranco – Plage Agua Dulce.