En quête de soleil…

Race for Water glisse doucement vers sa nouvelle destination, Valparaiso, mais doit faire face à un manque cruel de soleil, ce qui n’est pas anormal lorsque l’on navigue dans l’hémisphère sud, à cette époque hivernale de l’année. Pour tenter de profiter des éclaircies potentielles annoncées le long des côtes chiliennes, le capitaine a modifié la route du catamaran à propulsion multiples (soleil, kite et hydrogène) pour être en vue de la terre d’ici deux jours, à la hauteur d’Antofagasta, ville côtière chilienne.

Jean-Marc Normant : « Je vous joins une photo assez explicite… Cette percée dans les nuages nous donne un peu d’espoir pour cette nouvelle journée. Cela dit, nous avons déjà beaucoup de chance car la mer est belle et nous avons peu de vent contraire. »

Point à mi-parcours :

De notre intendante, Margaux Chalas : « La vie à bord se passe bien. Chacun a une tâche – technique, entretien, peinture, nettoyage –  à réaliser par jour. Sur cette navigation, le bateau reçoit toutes les finitions qui n’avaient pu être réalisées auparavant.

Etre dépendants de la météo nous fait prendre un rythme assez particulier. On marche au ralenti, on s’adapte. J’ai l’impression que même mon métabolisme commence à ralentir, mes cheveux poussent beaucoup moins vite depuis 10 jours, étrange ! Je crois même que mon cœur bat plus doucement ! Nous nous décalons vers la côte chilienne pour essayer de trouver un peu de soleil, car pour l’instant nous sommes dans une nébulosité opaque qui limite la production d’énergie.

Avant hier, le seul rayon de soleil de la semaine s’est montré sur notre arrière, juste à quelques longueurs de nous. Une toute petite percée de lumière brillant de mille feux sur la surface ; c’était comme mille diamants qui venaient nous narguer. Nous étions tous à la regarder comme des enfants, c’était notre petit cadeau du jour. Comme quoi il ne faut pas grand-chose pour nous faire plaisir ! Malheureusement le vent étant de face, elle s’est éloignée de nous…

Sur ce convoyage, nous rencontrons très peu de vie marine, si ce n’est un oiseau rescapé qui est devenu notre mascotte. Tout le monde s’est relayé pour lui apporter des soins ; puis il est reparti en pleine forme (photo à suivre).

Ce week-end, le capitaine nous a offert le privilège d’avoir deux journées de relâche, mis à part nos parts de nettoyage et de quarts nous étions off. La cuisine s’est donc mise à embaumer le chocolat. Les filles ont fait un atelier coupe de cheveux. La lessive à la main en équipe est devenue un sport officiel.  »

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