En direct sur Radio Colibri !

Annabelle Boudinot, second Capitaine, et Marco Simeoni, Président de la Fondation, ont été conviés par les journalistes de la radio locale de l’île de Robinson à témoigner sur l’état des plastiques dans les Océans et à présenter les missions de la Fondation Race for Water. Annabelle partage avec nous ce moment.

Rendez-vous sur la place centrale, un pick-up arrive et nous hèle. Nous attaquons la montée : « Depuis le tsunami les gens vivent sur les hauteurs, seuls les commerces peuvent s’établir en bas » nous explique le chauffeur.

En effet en 2010, une vague dévastatrice de 12 mètres a surpris les habitants pendant leur sommeil… Depuis les autorités ont pris des mesures, et les gens habitent dans les hauteurs ; seuls les commerces demeurent en bas. Une piste rocailleuse-boueuse nous conduit vers la radio, le moteur rugit lors de certains redémarrages en côte. Secoués comme des pruneaux, nous passons rapidement en mode 4×4.

Nous arrivons devant une petite maison surplombée d’une grosse antenne. La vue sur la baie est magnifique, l’océan oscille entre le bleu profond et le bleu vert, la terre tire sur l’ocre que les résineux teintent de vert. Des fleurs rouges-oranges ajoutent quelques touches de couleurs vives. La végétation de l’île me rappelle celle de Madère, vivace et à tendance méditerranéenne.

La maison est habitée uniquement l’été, une cuisine toute simple, un petit salon avec une vue à couper le souffle. Des décorations faites de bulles de verre soufflé. Le journaliste local nous explique : « Elles arrivent sur nos plages mais nous ne savons pas d’où cela vient ! » Il me semble que ce sont des flotteurs de filet de pêche ; qui sait, en remontant le Pacifique nous en découvrirons peut-être la provenance !

Nous entrons dans « le studio » une table, deux chaises, un ordinateur qui diffuse de la musique sur les ondes, et une table de mixage rudimentaire.

« Cette station a été aménagée par un radio amateur de passage sur l’île, il nous a laissé le matériel pour que nous puissions faire cette radio, évidemment la seule de l’île ! Nous diffusons de la musique, le vendredi ; un programme d’une heure dont le thème est libre, en l’occurrence ce sera Race For Water cette semaine. Deux fois par semaine des nouvelles de l’île sont données ! Si des gens ont envies de faire savoir quelque chose, ils sont libres de le faire. »

Nous sommes rejoints par deux femmes, en charge également de l’interview et de l’émission ; tout ce petit monde est amateur bien sûr. L’enthousiasme et le plaisir sont grands ! Une heure d’émission en direct, notre venue est appréciée !

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons sur le site de la déchetterie… Et là, nous entrevoyons une autre réalité… La suite au prochain épisode !