En attendant le passage du cyclone Harvey !

A l’abri de la pointe sud de la République Dominicaine, Anne Le Chantoux, qui occupe le poste de matelot, profite de cet arrêt pour nous faire part de ses impressions et tire un premier « bilan » personnel de son début d’expédition mondiale à bord du Race for Water.

« L’Odyssée Race for Water est une grande première pour moi. Depuis le 9 avril, je suis matelot à bord de cet incroyable navire ! Un défi technologique pour les uns, une nécessité écologique pour les autres et un challenge personnel pour moi qui n’avait jamais passé plus d’une nuit en mer avant ce grand départ. Aujourd’hui les pontons de la Base des sous-marins de Lorient me paraissent bien loin. Que de milles parcourus, de rencontres, de leçons de navigation, d’aventures… Il s’est passé tellement de choses que je ne sais par quoi débuter. Certains aspects de cette expédition nous semblent sur le fait bien ennuyeux à l’instar des obligations douanières en début et à la fin de chaque escale et qui nous font perdre des heures précieuses, tandis que d’autres sont désormais de magnifiques souvenirs comme ces échanges avec les plus jeunes à chaque visite du navire ou notre rencontre avec Michel Betancourt, notre chauffeur de coco taxi à Cuba.

Chaque escale est une aventure, que l’on vit pleinement et intensément. Pas le temps de flâner, les évènements s’enchaînent à un rythme effréné, chaque membre d’équipage acquiert des compétences hors de ses responsabilités initiales et endosse de nouveaux rôles. Ainsi de matelot, je passe à cuisinière, scientifique, interprète… A bord, pas de grand ou petit métier.

La seule chose, qui malheureusement ne change pas selon les escales, c’est la pollution plastique que l’on croise partout où nous allons. Si elle est plus accentuée à Cuba qu’aux Bermudes, elle est toujours présente. Ça m’attriste de voir toute cette pollution qui finit inexorablement par arriver aux océans.

Nous attendons de reprendre la route vers la République Dominicaine et là encore je me demande bien ce que nous réserve cette escale ? »

Anne