Des scolaires à bord – Annabelle fait la visite

 

Ces deux dernières semaines, le rythme de vie du navire a été guidé par des visites d’enfants des écoles locales. Âgés de 8 à 18 ans, ils parcourent l’exposition installée à bord, marchent sur le pont solaire et côtoient les membres de l’équipage. Un exercice de sensibilisation à la préservation des océans grandeur nature que les marins de l’Odyssée ont le plus grand plaisir à accomplir.

 

« C’est grand ! Comme un super vaisseau spatial ! » À la file indienne sur le ponton, les enfants admirent le navire en attendant le moment d’embarquer. « Bienvenue à bord ! » lance Annabelle, second capitaine du navire qui s’est reconvertie en guide de la visite. Sur la passerelle d’accès, pas question de se bousculer. Un pas après l’autre, il ne faut pas tomber. En évoluant dans ce nouvel environnement, l’attention des jeunes visiteurs est décuplée, captivée. Sur le pont, des mains s’agitent pour saluer les nouveaux arrivant : Anne s’y trouve avec une autre classe, les visites s’enchainent.

« Ici nous sommes dans le carré du navire qui est notre principal lieu de vie », explique la guide. En balayant l’espace du regard, les enfants découvrent des murs jonchés de panneaux en bois sur lesquels sont expliqués le fonctionnement du navire et les visions de la Fondation sur la pollution plastique. Souriante, Annabelle amorce son discours sous les yeux ébahis des enfants. « Dans ce petit pot, vous pouvez voir tous les micro-plastiques qui ont été récoltés dans un carré de sable de seulement 25cm de côté », avant de le faire passer aux enfants. Dans un autre récipient, les enfants découvrent des morceaux de macro-plastiques. La guide leur montre alors les marques de dents dans les morceaux de plastiques, trace que des animaux en ont ingurgité. « Toutes les tortues marines en ont dans l’estomac… Nous souhaitons que les enfants repartent avec la conscience que la pollution plastique est un fléau pour la vie des océans ».

La solution à cette pollution est d’agir à terre, avant que les plastiques ne les atteignent. En expliquant qu’il y a différents types de plastique, qu’ils ne sont pas biodégradables et qu’ils polluent les océans sur le très long-terme, les jeunes sont sensibilisés à la préservation de l’océan qui les entoure. « Mais surtout, nous leur parlons des solutions et leur expliquons les gestes qu’ils peuvent faire chaque jour à terre pour empêcher cette pollution. »

 

D E S   E X P L I C A T I O N S   À   L ’ A C T I O N

Une fois la visite de l’exposition terminée, les enfants explorent le navire. « A bâbord, c’est ma cabine, à tribord la cambuse, là le local matériel des scientifiques », dit Annabelle. Les questions des enfants fusent : « Mais comment vous faites pour la nourriture ? Et avec vos familles, vous ne les voyez plus ? »  Après avoir traversé le cockpit nappé d’instruments de navigation, le groupe découvre le pont fait de panneaux solaires. « On peut même marcher dessus ! », s’amuse un enfant. De la théorie, ils découvrent la réalité : sans soleil, les panneaux ne produisent pas d’électricité et le Race for Water ne peut pas avancer. « C’est pour cela qu’une nouvelle source d’énergie a été ajoutée à bord, le kite qui utilise le vent ! », dit Annabelle. Les questions deviennent plus techniques, la compréhension est accélérée par l’expérience vécue des enfants. « Mais alors pourquoi vous n’utilisez pas deux kite ? Comment fait-on pour faire partie de l’équipage, vous prenez des stagiaires ? ». Martin, ingénieur du navire se joint à la visite pour répondre aux questions. « Je leur explique que, même nous, nous apprenons la gestion du mix énergétique ! », dit Martin. L’important est que les jeunes comprennent qu’il est aujourd’hui possible de vivre à bord d’un navire et de se déplacer en utilisant uniquement des énergies renouvelables.