Annabelle et Mafalda Freitas racontent Madère

Nous approchons des Bermudes, Madère est déjà loin ! Ces deux escales s’annoncent bien différentes. Aux Bermudes, pendant plus d’un mois nous ferons partie intégrante de l’America’s cup, le plus célèbre des événements liés à la voile dans le monde. Cet événement est planifié depuis plusieurs années, et en ce qui nous concerne le timing de l’escale, il est déjà calculé à l’heure près ! En mer, je me remémore Madère. C’était initialement une escale technique de quelques jours et l’occasion de débarquer une partie des membres de l’équipe. C’est rapidement devenu une véritable escale de cette Odyssée, grâce à la mobilisation des locaux. Les amarres n’étaient même pas finies d’être passées que déjà la télévision montait à bord pour interviewer Jean-Marc. Les journaux nous ont consacrés plusieurs articles. Le yacht club de Funchal s’est mobilisé pour nous accueillir, avec comme point d’orgue une invitation à déjeuner dans leur bâtiment, avec toutes les personnalités de l’île travaillant sur la préservation de la mer.

Accueil du Club Nautique de Funchal

 

Il faut également signaler la mise à disposition d’une voiture avec chauffeur pour notre avitaillement, un zodiac présent à notre arrivée et à notre départ, et des responsables du port qui passaient régulièrement voir si nous avions des besoins quelconques et qui se décarcassaient pour répondre au mieux à nos questions.
Enfin nous avons pu constater l’intérêt considérable que suscite notre bateau : la population est venue en nombre sur le ponton pour admirer le bateau mais également par la mer en Stand Up Paddle !

 


Marco Simeoni et les capitaines du Race for Water avec Antonio Cunha et un membre du Club Nautique de Funchal

Quant à l’équipage, bien que très actif pour profiter d’être à terre avec un bateau sans mouvement, nous avons pu profiter de la végétation luxuriante, des restaurants et, (mais de manière raisonnable tout de même) des bars locaux ! »
Annabelle

 

Mafalda Freitas, directrice de la station de biologie marine de Funchal et Présidente du Club Naval de Funchal raconte sa rencontre avec la Fondation Race for Water.

J’étais très heureuse de rencontrer le navire et l’équipage de l’Odyssée Race for Water. Il s’agit sans doute d’un projet novateur qui démontre du progrès. Mais cette Odyssée a aussi une ambition très importante qui est celle de contribuer à la protection de l’environnement marin. Ce bateau est sans doute une transition réelle et active vers un monde alimenté uniquement par des énergies propres. En montrant qu’une réduction des émissions de CO2 est viable d’un point de vue énergétique, mais aussi en réduisant l’impact environnemental d’une navigation bruyante et polluante. Et la technologique de ce bateau est très innovante ! Ce dernier démontre l’autonomie énergétique grâce à la mixité d’énergies renouvelables obtenues avec un kite et des panneaux solaires !

 

Mafalda Freitas avec Marco Simeoni et l’équipage Race for Water

Energie et pollution à Madère

Un navire qui pourrait inspirer une île telle que Madère ? A ce jour, le réseau électrique de notre île est ravitaillé par cinq types de sources énergétiques : l’hydraulique, l’éolien, le photovoltaïque, l’énergie résultant de l’incinération des résidus solides urbains et l’énergie thermique résultant de l’utilisation des produits fossiles, comme le fioul et le gas naturel.

Quant à la pollution maritime, il existe depuis 2015 la Stratégie de Combat de la Pollution de la Mer de la Region Autonome de Madeira (MaRaM), laquelle a une tolérance zéro face aux situations de pollutions illégales de la mer. Notre intention est de renforcer encore les actions pour combattre efficacement les situations de pollutions. Pour se faire il faut tenir compte des demandes et besoins des autorités, des institutions de la société civile et des citoyens.

Mafalda Freitas