Eric Loizeau, ambassadeur de la fondation Race For Water, embarque à Cuba.
Onboard the MOD70 Race for Water, the first of the new series of oceanic one-design multihulls,  Lorient, Brittany, France.
Eric Loizeau

 

Après une première mission à bord du trimaran MOD 70 Race For Water en mai 2015 entre Valparaiso et Hawaï, j’ai le plaisir de retrouver une partie de l’équipage à bord de cet extraordinaire vaisseau spatial (c’est à quoi il me fait penser au premier abord), révolutionnaire dans sa conception et propulsé uniquement par le solaire, l’hydrogène et l’aérien, un modèle unique de transition énergétique réussie.
En tant que marin et alpiniste, je suis évidemment impliqué (et passionné) dans tout ce qui concerne la protection des océans et de l’eau d’une façon plus générale. Convaincu de la nécessité de partager mon implication et celle de toute l’équipe de Race For Water le plus largement possible, je vais profiter de mon passage sur notre bateau pour collaborer avec le Journal du Dimanche et France Télévision et envoyer régulièrement des reportages sur cette mission.
Ainsi, chaque dimanche à partir du 6 aout et jusqu’à la fin de ce même mois, je délivrerai au Journal du Dimanche des extraits de mon carnet de bord illustré de photos et tous les lundi et mardi un reportage vidéo destiné à la rédaction de France Info TV.
Mon départ pour Cuba est prévu le 2 aout, j’ai grand hâte de partir et vous ne pouvez imaginer mon excitation à l’idée de vivre de nouvelles aventures maritimes en compagnie de l’équipe Race For Water.
A bientôt sur notre Blog.
Eric Loizeau

Une vidéo pour tout savoir sur l’Homme à la mer !

 

Ce soir, le Race for Water arrive à Cuba ! Deux semaines de navigation dans la mer des Sargasses qui se terminent en beauté, belle navigation et bonne ambiance, comme toujours !

Au fil des milles, l’équipage ne cesse pourtant d’apprendre et d’améliorer le navire : matelotage de pomme de Touline sur le pont avec Anne, simulateur avec Bunny, et maîtrise du kite sont au programme. A plusieurs reprises, les capitaines du navire testent leur équipage lors de simulations d’un état d’urgence comme l’Homme à la mer. Comment réagit l’équipage, qui fait quoi, quelle manœuvre pour récupérer la personne tombée à l’eau ?

Pour tout comprendre, rien de mieux qu’une vidéo !

De retour en mer, Anne se souvient…

 

Après 47 jours aux Bermudes, nous voilà à nouveau en mer. Annabelle a cédé sa place à Annelore pour un repos bien mérité de deux mois. L’horizon, la sérénité et le calme règnent maintenant à bord du Race for Water. Je dois bien avouer que la sensation de n’être plus que cinq est un peu étrange. Chacun sa cabine, l’impression d’être en famille et la routine de la navigation rythmes nos journées. Comme déjà lointaine, je ne peux m’empêcher de repenser à cette incroyable escale. Coupe de l’America, visites des scolaires, rencontres des politiciens, programme scientifique : nous n’avons pas chômé !

C O N F É R E N C E   A U   T O P

Et cette journée, où nous avons organisé une conférence au Bermuda Underwater Exploration Institute. Durant la semaine précédant l’événement, nos soirées ont été accaparées à la préparation d’un diapositif, choix des vidéos, qui parle de quoi, quels panneaux afin de sensibiliser à la pollution plastique des océans… Le Jour J, Olivier est aux photos, à la vidéo, et aux réseaux sociaux ; il court partout ! Luce s’occupe du stand, je teste les micros tandis qu’Annabelle et Martin s’essaient à réciter une première fois leurs discours. Impressionnante salle de plus de 150 personnes. À peine le temps de souffler que nous sommes sur scène sous le feu des projecteurs.

  

 

Annabelle débute la présentation d’une main de maître, décrit notre navire et nos missions pour lutter contre la pollution des océans, elle est géniale. Arrive mon tour. En raison du stress, me voilà auteure d’un lapsus révélateur : « Bermuda’s Cup » au lieu d’« America’s Cup » ! La salle se met à rire, je me détends. Arrive le temps des questions. Elles fusent de toutes parts, le distributeur de micro court d’un siège à l’autre. Finalement, nous avons été contraints d’interrompre les questions tellement il y en avait !

D E S   E N C O U R A G E M E N T S   R É V É L A T E U R S

Avec cette escale, j’ai le sentiment que les populations locales nous soutiennent plus que je n’osais l’imaginer. Conscientes de la pollution plastique des océans et de la menace qu’elle représente pour la faune marine et les Hommes, elles sont heureuses d’échanger avec nous. Notre bateau emblématique attire et rassemble tous types d’acteurs qui, nous l’espérons, continuerons d’avancer ensemble après notre départ.

 

En mer, la réalité de la pollution des océans nous rattrape tous. Entre les Bermudes et Cuba l’eau est sale et nous observons des déchets flottant. Notre dernière nouveauté ? Allier l’utile à la pratique en réalisant une manœuvre d’homme à la mer afin de récupérer un gros assemblage de bouteilles en plastique.

Anne

 

Des experts internationaux pour un workshop scientifique

 

Depuis une semaine, des scientifiques du projet EPHEMARE sont à bord du navire afin de réaliser des études sur la pollution plastique des océans. Anglais, Bermudiens, Américains, Européens : tant d’experts scientifique réunis à bord du Race for Water. À cette occasion, la Fondation a organisé une grande discussion autour de la thématique. Plus de quatre heures d’échanges engagés, d’analyses rigoureuses et de questionnements multiples : un mélange détonnant pour parfaire une volonté d’action.

Assis sur le pont solaire dans une fraicheur matinale, Martin attend. A l’intérieur, tout est prêt. Grands écrans, vidéo conférence, l’équipage en entier est mobilisé. Olivier aux photos, Annabelle au micro, Kim en soutien, Luce à l’organisation et Pascal et Anne à la sécurité, il ne manque plus que les invités. Quelques minutes plus tard, une vingtaine de personnes prennent place dans le carré. Silence, la conférence commence.

 

Anne Hyde s’exprime en premier afin de présenter les différentes actions de terrain menées par le Bermuda Marine Debris Taskforce (BDMT) : beach cleaning, sensibilisation dans les écoles, trash art, étude quantitative sur plage, développement d’initiatives. L’auditoire l’écoute, prend des notes. Les uns après les autres, les personnalités locales agissant contre la pollution plastique prennent la parole.

 

Martin présente ensuite les résultats du rapport scientifique mené au cours de la première expédition Race for Water en 2015. La pollution plastique est partout, sur chaque île visitée. Le besoin de solutions est réel, voilà la raison de cette Odyssée de l’espoir. Vient le tour d’Annabelle qui introduit le navire, son fonctionnement ainsi que les laboratoires et autres commodités dont disposent les scientifiques du bord.

 

Suivi par la présentation de Camila Carteny, scientifique du projet EPHEMARE. « Nous venons étudier les eaux bermudiennes car elles sont très représentatives de la gyre Atlantique nord, et que des recherches ont déjà été commencées en 2015 », explique la jeune chercheuse. Détails des protocoles mis en œuvre, la présentation est pointue mais pédagogique. Vos résultats d’études vont être publiés quand ? Permettront-ils d’influencer des choix politiques et des prises de décisions locales quant à la pollution plastique et pour la préservation des espèces marines ? Les scientifiques des différents instituts se challengent, apprennent des recherches de leurs collègues, imaginent des collaborations. A bord, le souhait de la Fondation se réalise : réunir des acteurs du monde entier pour ouvrir le débat et engager des actions. Pas le moindre doute, le sentiment de cette fin de réunion est une forte envie de travailler ensemble mais aussi d’agir sur les législations afin de diminuer le fardeau environnemental de la pollution plastique des océans.

Des paroles d’un instant durant lequel chacun s’imagine acteur d’un océan propre ? Dans une envie d’actions et de discussions pérennes, la Fondation met à disposition des intervenants une plateforme informatique appelée WGE. Un lieu unique sur lequel scientifiques, associations locales et gouvernements seront libres d’échanger afin de faciliter l’organisation d’actions locales et d’en diffuser les contenus.